L'unité Scoute de Montigny le Tilleul

Discours d'inauguration du local - 18 nov 2006

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Merci à Isard pour ce discours et à Isabelle pour la relecture

Chers baladins, louveteaux, éclaireurs & pionniers,
Madame la bourgmestre, Monsieur le doyen, Monsieur le curé
Mesdames et messieurs,
Au nom du staff d’unité pic-vert, je vous souhaite la bienvenue à la cérémonie d’inauguration du local louveteaux baladins

Cette inauguration tombe de plus magnifiquement bien puisqu’elle coïncide avec les manifestations de célébration du centenaire du scoutisme qui ont lieu du 11 au 19 novembre partout en Belgique.

Le 1er août 1907, Baden-Powell souffla dans une corne de coudou d’Afrique du Sud lançant ainsi le premier camp scout en Angleterre. Et ce fut le départ d’un mouvement qui se développa rapidement, jusqu’à compter à ce jour 88 millions de membres, garçons et filles dans 166 pays différents.

Pour nous, ici aujourd’hui, après le jeu commémoratif, nous allons ouvrir les portes d’un nouveau local qui aidera nos jeunes à bien commencer les 100 prochaines années du scoutisme.

- Dès que le ruban sera coupé, nous vous demanderons de rentrer dans le local : faites comme chez vous (n’oubliez pas de vous essuyer les pieds), observez, admirez, … et installez-vous, je continuerai mon petit discours.
- Vous aurez l’occasion de voir un petit reportage photo qui vous retracera l’avancement des travaux et l’ambiance qui y a régné. Nous prendrons alors le verre de l’amitié.
- A 18h30, il vous sera possible de vous rendre à la messe de Notre Dame au bois.
- Pour ceux qui le désirent, après la messe, il y aura possibilité de se restaurer : un spaghetti sauce tomate sera offert à ceux qui le souhaitent et les boissons seront vendues à prix coûtants.

J’appelle maintenant Mathieu RAUCHS, louveteau, qui s’est particulièrement investit dans la rénovation du local. Il était là bien présent à chaque fois pour nous aider dans toutes les tâches. Mathieu, je te demande de couper ce ruban aux couleurs de l’unité.

Whoaah, cela fait un choc, non ?
Vous avez le droit d’être épaté.

Pour ceux qui se souviennent encore de ce local, reportons-nous quelques mois en arrière; mais … pas si loin quand même : seulement 6 mois. Qui voulait encore entrer dans ce local autrement que sous la torture ? Il était sale, sombre, froid, humide, sentait le moisi: En hiver, le vent se faufilait sous les tôles pour geler sournoisement le moindre petit mollet qui passait (et quand on est louveteau ou petit baladin, on sait de quoi on parle)… Parfois, ce n’était pas que le vent qui se faufilait ! En effet, ce lieu a attiré de nombreux rongeurs de toute sorte, soucieux de glaner quelques mies de biscuits laissées par inadvertance par un baladin, ou voulant simplement se protéger de la pluie.

Oh, ce local n’a pas toujours été ainsi et il a bien eu son heure de gloire il y a quelques décennies, n’est-ce pas M. Marchal ? Lorsque vous y organisiez les représentations théâtrales au profit des œuvres paroissiales de Notre-Dame au bois. Ce n’était pas « au théâtre ce soir » retransmis alors en direct sur Antenne 2 mais c’était bien mieux ! On ne compte plus les discussions qui avaient lieu autour du bar, là-bas au fond. Nous n’y étions pas mais les étincelles qui brillent dans vos yeux quand vous nous le racontez, M Marchal, témoignent que vous y avez passé du bon temps.

Et puis le temps passe,… le même temps chers parents qui font que vous enfants grandissent et franchissent les différentes étapes de la vie.

Le local, lui, est toujours là mais dans un piteux état…Il y a une petite dizaine d’années, le local a été séparé en deux parties. La partie du fond derrière moi a été rénovée. Grâce encore une fois à M. Marchal et à une solide bande d’amis qui lui prêtent main forte. Cette première partie du local retrouve alors un second souffle puisqu’il est mis à disposition des p’tits potes pour l’unité guide.

La partie de local dans laquelle nous nous trouvons maintenant a par contre continué à subir les attaques du temps. Vous étiez exigeant, vous voyiez loin M. Marchal. Non, vous ne vouliez pas de petits rafistolages de dernières minutes. Vous vouliez du solide, qui restera pour 100 ans encore… ?

C’est alors que vous rencontrez une bande de chefs d’unité pleins d’espoir et de motivation présentés par une personne que vous connaissez bien : Etienne Walravens.

Nous nous rencontrons et finalement, nous nous mettons rapidement d’accords sur ce qu’il y a à faire. Le problème, c’est que nous sommes une unité scoute : nous n’avons pas assez d’argent pour assumer seuls ces travaux.
Vous ferez alors ce fameux geste qui permet aux rêves de se réaliser : vous fournirez les fonds nécessaires pour assumer les gros travaux et nous nous chargerons d’apporter la main d’œuvre, celle qui existe dans toute unité scoute, avide de projet, de construire ensemble,…

Nous sentons que le défi est à notre portée et nous le relevons.

Pourtant, en tant que chefs d’unité, nous y voyons comme un rêve, à la portée de la main mais… est-il réaliste ? Ne va-t-on pas se lancer dans des travaux sans fin ? Arriverons-nous à motiver nos troupes surtout que nous sommes en plein début du mois de mai, la saison scoute vient de se terminer, les animés sont bientôt en examen et les animateurs commencent leur blocus. Ensuite viennent les congés du bâtiment et les départs en vacances… comment avoir un local dont le gros œuvre est terminé pour ouvrir la nouvelle saison scoute cette année en septembre ?

Et pourtant, la magie s’est mise en place. En dosant subtilement diversité des personnes et des tâches aux moments opportuns, avec beaucoup de communication, d’explications, de respects et de mobilisation, nous enchaînons les étapes :

En mai - juin
1. Evacuation des mobiliers, des panneaux, de l’ancienne isolation et de toute crasses qui encombrent le local,
2. Préparation de la mise à niveau de la chape,
3. Abattage de l’arbre qui entrave l’entrée du local,
4. Fondations pour la terrasse extérieure,
En juillet - août
5. Remplacement de tôles ondulées percées (il ne pleuvra plus dans le local !)
6. Nouvelle chape de béton
7. Nouveaux murs en blocs Itong (le vent ne pourra plus s’engouffrer pour venir caresser les mollets de vos enfants)
8. Nouvelle électricité
9. Nouvelle porte d’entrée
De septembre à novembre
10. Pose d’une nouvelle isolation sous le toit. Merci à l’entreprise Gil Construct de nous avoir fait bénéficier de tarifs préférentiels,
11. Mise en peinture. Merci à ce sujet à l’entreprise Sigma qui nous a offert gracieusement la peinture,
12. Revêtement OSB sur le mur du fond,
13. Petit chemin à l’entrée pour que les mamans ne se salissent plus en venant chercher les enfants dans le local ; elles seront protégées aussi avec le nouvel auvent,
14. Deuxième porte (de secours)
15. Nouveau système de chauffage (vos enfants n’auront plus froids l’hiver)
16. Encore aujourd’hui, des petites fourmis se sont encore mobilisées pour mettre la dernière touche finale à ce local

Pour cela, de nombreuses personnes se sont relayées au cours de ces six derniers mois : des entreprises professionnelles pilotées par M. Marchal d’un côté et pas moins de 60 personnes bénévoles du côté de l’unité.
Ces bénévoles du samedi 9h30 (parfois en semaine aussi, en prenant sur leurs congé), du monsieur bricolage usant de son expérience pour expliquer les différentes techniques de mise au point, aux coordinateurs-mobilisateurs de travaux ainsi que toutes les bonnes volontés qui, sans connaissance spécifique ont élaboré de nombreuses techniques créatives pour arriver à leurs fins : je citerai
- l’aspiration des murs,
- le nettoyage des toits à la brosse
- le replantage des arbres (pour faire des totems)

Observez le résultat et croyez en vos rêves car… ils se réalisent.

Et sans bobos !
- Malgré l’arrimage précaire des panneaux de bois et diverses frigolites dans cette remorque lancée à 160 km/h sur le R3 pour être sur de ne pas rater les heures de fermeture des containeurs,
- Malgré l’énergie débordante des arracheurs de cloisons lors de l’évacuation du local,
- Malgré la manipulation d’outils perfectionnés :
- on a découvert le maniement de la scie sauteuse paramétrée à guidage laser inversé ,
- ou encore les cutters – pas pour les tapettes- à cran rétro réglable et auto affûtage de lame
- ou encore les marteaux de compétition, qui, mal programmés, tapent sur votre doigt plutôt que sur le clou,
- Malgré les échafaudages retrouvés au fond de caves abandonnées et montés sans mode d’emploi : Qui a voulu monter dessus le premier pour tester si cela tenait bien ? (je rappelle qu’à ce moment là, l’échafaudage ressemblait plus à la tour Effel inversée…). Nous avons assisté là à une partie de montage très constructives entre différentes générations d’ingénieurs…(N’est ce pas Steenbock et Raton)
- Malgré l’abattage de l’arbre. Non il n’est pas tombé sur le local : sa chute fut maîtrisée en main de maître par notre homme des bois Hubert.
- Malgré ses frites brûlantes mais tellement réconfortantes après l’effort…

Bien sur, il y a bien eu quelques petites échardes, ou des petits pincements de doigts.

Raton a aussi voulu jouer à Guillaume Tell avec son fils et a failli le perforer mais tout s’est heureusement bien terminé. Seuls quelques habits ont soufferts lorsque les louveteaux nous ont retrouvés pendant leur hike pour nous aider à peindre les murs !
Merci aux mamans tolérantes qui ont récupéré leurs enfants couverts de spitures (car c’était bien sûr plus amusant de se colorier mutuellement que de peindre le mur).

Et la logistique a suivi : On ne compte plus les e-mails, coups de téléphone, sms échangés. Les tracts écrits pour mobiliser les parents via l’école, les mobilisations via le site internet. Comme dans les réunions de chantier, Etienne et M Marchal se téléphonaient tous les mardis pour faire le point sur les travaux réalisés et prévus.
Sans oublier, la livraison de frites et autres boissons pour soutenir les troupes.

Nous sommes toutefois passés à côté de l’incident diplomatique avec M Marchal lorsque nous avons subtilisé les belles planches du local pour la bonne cause bien sur !
<PAUSE>

Comme vous le voyez, la rénovation du local s’est donc passé dans la bonne humeur, grâce à la bonne volonté et l’aide de chacun.

Tout d’abord, merci à vous M Marchal, pour avoir ouvert les cordons de la bourse des œuvres paroissiales et de nous avoir accordé votre confiance
(REMISE DE LA CHIMAY)
Merci aussi à vous aussi, Mme Marchal, pour nous avoir prêté l’assistance de votre mari et avoir subi les appels téléphoniques répétés et parfois tardifs de notre unité,
(REMISE DU BOUQUET DE FLEURS)
Francy, ton expérience, ton dévouement et ton engagement à 100% nous a permis de gagner beaucoup de temps et nous a été d’une aide précieuse
(REMISE DE LA CHIMAY)
Nadine, merci de nous avoir prêté Francy pendant tout ce temps.
(REMISE DU BOUQUET DE FLEURS)

Merci à tous les travailleurs parents, anciens, animateurs et animés qui sont venus avec la bonne humeur et la meilleure des bonnes volontés. Nous avons prévu de remettre à chacun d’entre vous un diplôme, avec une petite touche personnelle en souvenir de vos prestations. Vous étiez si nombreux que je ne vais pas vous les donner un à un. Merci de venir les chercher lors du verre de l’amitié.

Merci à tous ces parents qui ont permis à leurs enfants de prendre du temps pendant leur préparation d’examen, à ces parents qui ont toléré la présence de taches de peinture sur les vêtements…

Merci aux épouses de travailleurs qui ont accepté que ceux-ci viennent travailler au détriment d’autres activités familiales

Merci à tous les parents pour avoir participé à nos fêtes d’unité : ce sont les bénéfices d’une année scoute qui ont été injecté par l’unité dans ce projet.

Merci aux anonymes qui ont répondu à notre appel dans le cahier d’unité et qui ont fait un don fiscal pour les travaux via l’ASBL de la fédération des scouts.

Merci aux dames du Fifty-One ladies Club d’Ham-sur-Heure pour avoir cru en notre projet et nous avoir soutenu financièrement

Merci à Jean & Murielle, précieux voisins de la rue des Flanolles, qui nous ont à maintes reprises prêtés leur remorque ô combien utile,

Je voudrais aussi avoir une pensée pour Doudoune, Cabri, qui ne peut être avec nous aujourd’hui car elle se remet d’une opération assez lourde : au nom du staff d’unité, nous te souhaitons un prompt rétablissement et reviens nous vite.

Voilà encore une fois merci à tous ceux qui nous ont soutenu et qui nous ont fait confiance. Nous sommes arrivés grâce à chacun, grâce à vous tous à donner un nouveau souffle à ce local.
Mais ne l’oublions pas !
Le local, ce n’est pas une finalité en soi. Ce n’est qu’un moyen pour soutenir la qualité de l’animation qui reste prioritaire pour nous.

Nous voilà reparti pour 100 ans !

Et pour que les générations futures se souviennent encore de ce que nous avons fait pour elles et qu’elles respectent cet endroit (cela fait un peu vieux combattant, je sais mais on n’est pas très loin des cérémonies du 11 novembre), je vais enfin lever le rideau sur ce cadre (LEVER) qui retrace l’évolution des travaux dans local et immortalise tous ceux qui sont venus y travailler.

De plus, les deux totems dehors – symboles scout par excellence attendent vos autographes pour la postérité : allez y ! Laissez votre nom : notre graveur passionné Goundi se chargerag de laisser vos traces pour la postérité.

Et enfin, je vous engage également à signer le livre d’or préparé par Kaa, cela nous fera un grand plaisir.

Ce long discours m’a donné soif, je pense qu’à vous aussi. Je vous invite à boire ensemble le verre de l’amitié et encore une fois merci

Fourmi - le 20 octobre 2008 - Du même auteur

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